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Journal

 

Il y avait d’abord eu un week-end entre copines, escapade enchantée
On ne savait pas encore que ce serait une parenthèse
Puis on était rentré chez nous, l’insouciance était encore là, teintée d’une toute petite pointe d’appréhension, on commençait tout juste à prendre la mesure
Et puis ça s’était enchaîné, de déclaration en déclaration, de mesures restrictives en mesures privatives, c’était là, c’était réel… ça nous arrivait, à nous aussi.
C’était à ne pas y croire, on était encore tombé dans le panneau, l’effet Tchernobyl, comme en 86…. pourtant Dieu sait qu’on s’était juré qu’on ne nous y reprendrait plus…. et ben si…optimisme débridé ?, ou juste les œillères de la trouille… ?
Et là, paf ! Le joli monde qu’on s’était construit volait en éclat…
Du jour au lendemain : plus d’école, plus de sortie, plus de resto, plus de bistro….
Confinement…..
Et bien sûr l’hystérie habituelle de ceux qui dévalisent les supermarchés, qui se ruent à la campagne (au cas ou ce virus serait exclusivement citadin !..)
Puis ça s’est calmé, on s’est organisé
Revenir à l’essentiel, c’est ce qu’on dit dans ces cas là… mais c’est quoi l’essentiel ? Et si c’était les relations avec les autres ? Les amis, les enfants, tous ceux qu’on voit sans y penser, sans penser qu’ils pourraient un jour nous manquer, et qui tout d’un coup nous manquent terriblement…
Certains multiplient les contacts sociaux, et s’en passeraient bien (soignants, caissiers, éboueurs, profs, et j’en passe) d’autres meurent ou sont malades. Alors nous, les chanceux, les confinés, les planqués, on va s’organiser, faire en sorte de ne pas gêner, de ne pas prendre de risques, de ne pas en faire prendre aux autres, on va se préoccuper de nos proches, et on va réinventer notre vie…
Et quand ce sera fini, on retrouvera les amis,
et je jure, à la Gainsbourg,
de prendre la plus belle cuite de ma vie !!

Marie

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