Il est complexe de remettre en question la pilule sans passer pour de terribles réactionnaires. Une génération de femmes s’est battue pour sa mise en circulation. Ici c’est une femme de la génération suivante qui remet en question non l’accès à la contraception, mais cette contraception-là.

La pilule est prise sans que de réelles questions soient posés par les patientes, sans que les laboratoires pharmaceutiques ne mettent en oeuvre de réelles enquêtes de santé publique (on verra dans ce livre que les enquêtes de référence sur ce sujet sont loin d’être incontestables) et les alternatives sont encore trop peu souvent proposées. Si les risques de cancer n’ont pas encore été démontrés sans ambiguïté, les effets secondaires de la pilule sont pourtant bien là. Le corps médical et social semble pourtant faire passer pour des caprices de bonnes femmes ces effets qu’on ne tolérerait que pour peu d’autres médicaments : prise de poids, baisse de libido, troubles de l’humeur, acné, etc.

Si ce livre est clairement engagé contre la pilule et sa prescription systématique (c’est là la critique que l’on peut lui faire, ce texte n’avance qu’un point de vue) il permet néanmoins de poser aux femmes la question de leur rapport à leur contraception.

J’arrête la pilule, Sabrina Debusquat, Les liens qui libèrent, 19,50€ (à reserver gratuitement à l’Hirondaine par ici)

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